Le Centre National du Jeu ne verra pas le jour
Un projet finalement abandonné à un an de son ouverture

Cela couvait depuis plusieurs mois et c'est devenu officiel courant avril : le Centre National du Jeu est un projet mort-né. La nouvelle municipalité, en place depuis deux ans, en a décidé ainsi. Trois ans de travail pour tout l'équipe de la ludothèque à mettre à la poubelle.
Finançant 80% du projet, la ville de Boulogne-Billancourt a décidé de donner une orientation plus locale au lieu. La moitié du bâtiment deviendra à terme une médiathèque pour les habitants du quartier. L'autre moitié restera la ludothèque telle qu'elle existe aujourd'hui ce qui ne lui permet plus de maintenir les projets de salles d'exposition, entre autres. Le fonds acquis du CNJ restera donc stocké dans des caisses sans accès au public. L'activité va se recentrer sur ce qu'elle était jusque-là.
C'est en janvier 2008, quelques mois avant les élections municipales, qu'était fièrement annoncé la création du CNJ, sur les bases de la ludothèque de Boulogne. Le projet était dans les cartons depuis un bon moment et l'acquisition de la collection américaine de Bruce Whitehill en septembre 2007 en était un élément fondateur.
A l'époque, la création du CNJ avait excité les médias nationaux. Pas sûr que ce soit encore le cas aujourd'hui avec cet enterrement de première classe. Des personnalités du monde ludique, avec en tête Matthieu d'Epenoux, habitant de Boulogne, essaient maintenant de faire bouger les choses en lançant une pétition pour la sauvegarde du projet. C'est sur Facebook que cela se passe.
L'existence du CNJ ou d'un musée dédié, comme cela existe avec le jeu vidéo, ne devrait-il pas d'abord dépendre des subsides et du soutien de l'État plutôt que de ceux d'une ville ?
> Le reportage Tric Trac sur l'annonce du CNJ