Magnus Carlsen, le multi régicide
Le 22 novembre 2013, juste avant ses 23 ans, le nouveau jeune prodige des Échecs a remporté le nouveau titre de champion de Monde des Échecs lors de son affrontement avec l’indien Viswanathan Anand (43 ans). 12 parties pouvaient avoir lieu entre les deux hommes, la victoire ne sera décrochée lors de la dixième par 3 victoires, 7 nulles et aucune défaites.

La stratégie du jeune norvégien reste globalement la même : pas de recherche de LA position la plus favorable mais des positions solides pourtant néanmoins très élastiques permettant de « travailler » son adversaire en attendant le moment où la faille apparaît.
On voit ce travail au corps ce qui a donné des nulles pour les quatre premières parties. Un des atouts de Magnus Carlsen est sa solidité mais si de fait il avoue lui-même qu’il ne sait ni gagner ni perdre.
Le garçon au visage fermé est la nouvelle star mondiale de la guerre en noir et blanc. Il a désormais atteint un score ELO de 2870. Pour mémoire le record du grand Kasparov était de 2851.
J’essaie de ne pas retourner le couteau dans la plaie de mes opposants…
À moins qu’ils le méritent bien sûr.
Le roi Magnus a été initié aux Échecs par son père et c’est illustré comme maître dès l’âge de 13 ans d’où son surnom de Mozart des Échecs. 13 ans est aussi l’âge où il bat pour la première fois un partenaire du nom de … Anatoli Karpov.
Il a été entrainé pendant un moment par le russe Kasparov qui le décrit comme un mélange détonnant de Karpov et de Fischer. Il aime se ménager des positions puis, comme un bulldog, il ne lâche plus.
Quand on lui demande le secret de son talent, il ne connaît pas d’autres réponses que le travail et les milliers de parties qu’il peut retenir. Question surnom, Hikaru Nakaruma (4e joueur mondial) l’a surnommé « Sauron ». Rien ne lui échappe. Qui sera donc le Hobbit qui va le mettre en danger ? Pas sûr que cela soit pour tout de suite.
