Le même en pas pareil
Chosŏn est la ‘suite’ de Koryŏ, du même Gary Kim, les deux jeux étant effectivement très proches (la mécanique de base est quasi identique, seuls les effets des cartes et la gestion des événements changent). Il s’agit d’un jeu de majorité : à chaque tour de jeu chaque joueur pose devant lui un ou plusieurs exemplaires d'un même personnage ou un exemplaire unique de deux cartes distinctes et, pour chaque majorité qu’il possède, peut activer le pouvoir du personnage concerné. A la fin de la partie chaque joueur marque des points pour chaque majorité, selon la valeur du personnage concerné (il existe neuf personnages, numérotés de 1 à 9, et présents dans le jeu en autant d’exemplaires que le numéro qu’ils portent). L’interactivité est assurée par les effets des personnages et par la pose de cartes événements qui permettent de détruire des personnages adverses ou d’intervertir deux personnages en jeu. Comme son aîné Chosŏn est rapide et plaisant à jouer, sous la réserve d’une iconographie absolument incompréhensible – comme tous les Monster Games – qui demande un certain temps d’adaptation. J’aurais du mal à dire lequel des deux jeux je préfère. Paradoxalement en facilitant le jeu des événements (ce qui ouvre agréablement les possibilités de jeu) Chosŏn donne aussi l’impression de subir davantage la partie. Et je suis légèrement dubitatif sur la gestion du premier joueur (qui tournait d’un tour sur l’autre dans Koryŏ alors qu’il reste le même à Chosŏn – sauf action spécifique pas si évidente que ça à jouer). Certes c'est un peu facile mais je suis incapable de trancher entre les deux ; c'est un peu le même jeu mais en pas pareil, avec une saveur légèrement différente.