Ne vous déplaise, en dansant la java... naise
Dès l'ouverture de la boite, on se prend avec plaisir de manipuler les grosses tuiles qui vont former les paysages. On se dit c'est mignon. Et on a tort.
On a rarement inventer pareille torture neuronale. Mais quelle beauté et une élégante fluidité dans les mécanismes! Superposer les pièces et les combiner pour faire les coups les plus retords tient de l'exploit pour mon faible esprit. Mais cela reste jouissif!
Et il a le défaut de ses qualités: les coups sont difficiles à prévoir à la volée et pour peu d'aimer réfléchir à ses coups, les parties peuvent devenir interminables, en atteignant le summum pour le décompte final qui n'est plus qu'une optimisation calculatrice de son nombre de points (un peu rébarbative).
Reste que la tension est présente tout du long et je suis réellement impressionné par cet opus Kramer/Kiesling, certainement pour moi le plus intéressant de la trilogie Tikal/Java/Mexica.