Apocalyptikal
Ce qu’il y a de bien avec Tikal, c’est que son thème très immersif parle à tout le monde : exploration et pillage de temples mayas, découverte de trésors enfouis, affrontements entre bandes rivales d’explorateurs, nous voilà replongés dans l’univers d’Indiana Jones et de Lara Croft, et on s’y croirait presque. Pour ce qui de la mécanique, au delà d’une course à la majorité très allemande et plutôt classique, Tikal nous propose un système de points d’actions fort intéressant, avec beaucoup de choix (pas moins de dix points d’actions à répartir entre sept actions possibles), et qui offre la part belle à l’optimisation. Le problème, c’est que cette liberté de choix est telle, que le jeu se révèle vite très calculatoire, et manque du coup de rythme et d’intensité. Cela n'en fait pas un mauvais jeu, loin de là : les possibilités sont nombreuses, la dimension stratégique évidente, même si le hasard est tout de même très présent, et l’'opportunité de profiter du travail des autres en leur soufflant un temple au dernier moment donne beaucoup de charme au jeu. De même, le plateau qui se construit au fur et à mesure offre à chaque partie une nouvelle fraîcheur. Il est donc dommage que ce timing très haché nuise au plaisir du jeu : en tout cas, pour ma part, c’est pour cela que je préfère me contenter d’une partie de temps en temps.