Pour jouer de concert
Je n’ai toujours pas compris pourquoi Captain Flip était allé aussi loin mais avec Zenith, j’accorde plus facilement mon violon avec les bons retours qu’on lui…accorde. Zenith se joue à 2 ou à 4, c’est un tir à la corde où chaque équipe va essayer d’attirer vers lui des jetons de couleur pour gagner. Pour y arriver, il faut générer des sous pour embaucher de nouveaux membres avec leur compétence, acquérir et dépenser du zenithium pour développer des technologies offrant des effets bonus ou s’emparer du badge de leader augmentant par exemple la taille de sa main limitée à 4 cartes. Les règles sont simples, il y a peu d’actions, mais beaucoup de logos. En gros, je pose ma carte et je fais l’effet. Les personnages dans la même colonne de couleur permettent de baisser les coûts des achats suivants. En équipe les partenaires se partagent le plateau, deux couleurs chacun plus celle du milieu, commune. Il faut, en plus de recruter et se développer, réussir à se donner mutuellement des cartes qui nous sont inutiles car de la « mauvaise » couleur. Si le jeu est hasardeux (on tire les bonnes cartes), il l’est encore plus à 2. Là où on pensait avoir plus de contrôle, on est victime de ne pas piocher la couleur qui nous manque. La partie est plus subie. Avoir des sous, utiliser son zénithium, conserver des cartes pour les poser au bon moment, ce jeu de petite gestion s’étoffe avec l’avancée de la partie et de sa tension. Jusqu’au moment où cela craque et qu’un camp sort vainqueur. A milieu de la déferlante de nouveautés faisant le minimum syndical, entre jeux de plis soit disant malin et ok games, Zenith est une bouffée d’air rafraichissante avec laquelle nous avons plaisir à jouer, servie par une belle édition, des personnages tous différents et un duel tendu. Il reste un jeu familial avec du hasard, rapide est fluide une fois qu’on a bien assimilé les nombreuses icônes.