Un jeu qui est fait pour sortir, ressortir et durée dans le temps !
Petite partie de La Course vers El Dorado en compagnie de Madame. C’est une petite partie découverte donc nous y allons tranquillement en faisant la mise en place et la lecture de la règle à deux.
On se lance, sans forcément avoir de stratégie parce que, de toute façon, c’est notre première partie alors on veut voir comment ça se passe avant tout ^^ Il faut dire qu’il y a différents aspects à gérer ou du moins, à prendre en compte : L’aspect deckbuilding du jeu, prépondérant puisqu’il nous permet d’avancer sur le plateau ainsi que l’aspect placement/course qui demande tout de même à savoir à peu près par où on veut passer pour s’orienter vers les bons choix de cartes pour remplir le deck. Pour le coup, on a été au plus simple. Encore une fois, on découvre, on n’a pas envie de se prendre la tête (même si on a envie de gagner tous les deux !).
Au départ, j’avais un peu peur car Madame était un petit peu déstabilisé face à ses cartes et à la mécanique du deckbuilding. Ce n’est pas une mécanique qu’elle affectionne, la partie d’Aeon’s End étant là pour le confirmer. Les deux premiers tours, elle se contente donc d’avancer sur le plateau. Voyant qu’elle “oublie” quelque peu la possibilité d’acheter des cartes, je lui rappelle que cela existe : “ah oui!”. Elle y va à tâtons et paie sa première carte.
De mon côté, un peu plus à l’aise, je divise dès le départ mes cartes pour avancer ET acheter des cartes. Je prends un petit peu de retard mais je fais en sorte d’avoir les ressources nécessaires pour le rattraper rapidement.
On fait tous les deux le choix de se concentrer sur un seul personnage (à deux, on doit emmener les deux à l’El Dorado pour valider la victoire), n’avançant le second QUE lorsque nos cartes ne nous permettent pas d’avancer le pion “principal”. Je fais aussi en sorte d’obtenir plus de barrière que madame (je finis avec 3 et elle 1) pour, disons, anticiper une potentielle égalité. Ce n’était pas vraiment la meilleure stratégie car j’avais la tuile 6 et elle la 2, j’aurais pu en prendre juste une des deux autres mais ce n’est pas très important.
Finalement, une fois arrivé au tier du trajet, Madame me suivant de près, celle-ci met un coup de boost sur son second pion, dépassant largement mon second pion (dans l’ordre, j’avais un pion 1er et un dernier, Madame avant donc un 2eme et un 3eme). Je sens le danger arriver et décide donc à mon tour de passer à la seconde. Je laisse donc mon premier pion en tête car je sais qu’il ne risque rien à cet instant précis et avance le second. Je remonte.
La partie se poursuit, nos decks se remplissent. Trop. J’ai beaucoup trop de cartes et piocher celles qui me font avancer pour passer le dernier tier du plateau mettent du temps à arriver. Toutefois, j’arrive à gérer correctement l’avancée de mes pions pour maintenir une certaine avance. Madame, elle, a pris un chouia trop de cartes “or” et finalement, cela la ralentit. Elle réagit bien et se réadapte comme elle peut, s’orientant vers des cartes pour piocher, des cartes fortes pour avancer d’un coup, etc.
Mon premier pion atteint l’El Dorado. Madame aussi. La course n’est pas terminée, il faut faire passer le deuxième et, pour le coup, les deux sont assez proches, la victoire n’était donc pas assurée à cet instant-là. Malgré tout, j’avais une main plus variées et plus diverses que celle de Madame, me permettant ainsi de finir la course vainqueur.
Maintenant, un avis rapide pour une première partie : j’ai beaucoup apprécié. C’est efficace, le deckbuilding est très accessible même pour quelqu’un qui n’est pas à l’aise dans cette mécanique. La course est intense et passionnante. Il semble y avoir des possibilités de bloquer les autres joueurs si on veut. En plus de cela, on a beaucoup de possibilités pour varier le jeu grâce aux différents plateaux (recto-verso!) présents dans la boite qui permettent donc de faire des assemblages différents.
Madame a beaucoup aimé aussi. C’est un jeu qui ressortira donc régulièrement !