Plus de guerre, plus de nerf
Après seulement 2 parties, ce qui est probablement trop peu pour pouvoir jauger a sa juste valeur un monstre du calibre d'Imperial, je suis pourtant enthousiasmé par les modifications apportées par la mouture 2030 qui selon moi corrigent quelques petits défauts de la version de base.
Certaines nouveautés n'apportent que peu ou pas de différence, comme notamment l'action a 30 millions. Je serai tenté de penser la même chose de la banque suisse (dont la capacité est de pouvoir forcer une nation a jouer la case Investor sous certaines conditions), mais sur a peine 2 parties d'un jeu aussi riche, je me garderai d'émettre un jugement définitif. A confirmer donc, même si cette opportunité de forcer une action peut effectivement faire perdre du temps a une nation sur la roue.
La carte au format mondial propose une approche différente du jeu. Fini les territoires planqués dans les coins: la terre est ronde en 2030, ou plutôt cylindrique puisque les pôles sont infranchissables. En outre, les nations n'ont plus que 4 provinces chacune pour y installer leurs usines et le nombre de territoires neutres est sensiblement plus élevé.
En diminuant la force de production des nations et en augmentant la quantité des terrains neutres, l'équilibre et le rythme du jeu sont modifiés: pour atteindre une taxation décente (dont l'échelle a subit un léger lifting), une nation devra produire/importer et manœuvrer davantage qu'elle ne le ferait dans Imperial. Les options militaires s'en trouvent donc clairement revalorisées, et les nations se développeront probablement plus lentement sur les premiers tours de la roue. Ce choix de l'auteur ne plaira peut-être pas a tous, mais personnellement je trouve ce réajustement du rapport entre le militaire et l'économique magnifiquement bien adapté au jeu.
Une autre modification judicieuse est incontestablement le prix qu'une nation doit payer pour aller au delà de 3 cases sur la roue. Désormais, chaque case supplémentaire au delà de 3 coute 1 million + (force de la nation x 1 million). Ce qui signifie que le dirigeant d'une nation forte (et donc proche de terminer le jeu) devra payer plus s'il veut avancer vite sur la roue. Une idée bienvenue et logique, qui gomme en partie l'un des rares défauts qui me gênait a Imperial, a savoir la fin trop précipitée par les alternances Taxation/Investor.
Je le répète, cet avis ne se base que sur 2 parties d'un jeu qui en demanderait bien plus pour pouvoir l'évaluer convenablement. Pourtant, Imperial 2030 me semble supérieur a son ainé, avec un rythme de développement du jeu paraissant plus naturel et un équilibre économique/militaire remanié a merveille pour des sensations différentes. Une réussite.
\[i]Nb de parties: 2