Be loony or get lost, that is the question.
Ça raconte quoi ?
Tu es un prétendant à la succession du roi Fedoor pour régner sur le monde d’Arkadia. Tu as soif d’expérience, de coups tordus et de couronne.
Comment ça marche ?
C’est un jeu de dessin. Un JEU DE DESSIN, oui, avec un film plastique, un feutre et tout et tout. Oui mais bon c’est surtout un JEU D’AVENTURES parce que bon Frère Tuck, le dessin, c’est pas vraiment son truc. Donc on doit traverser 6 mondes (les différents plateaux du jeu) successifs en accomplissant au mieux la mission qui nous est donnée à chacun d’eux.
Mais qu’est-ce t’y qu’on a comme mission trépidante ? Essentiellement quatre types de tâches : relier, parcourir, entourer, pointer. Les cibles sont des éléments de mission divers et variés qui varient en fonction de la campagne choisie, on aura ainsi moult pingouins et caisses de poissons ou foison de fleurs et fontaines en pierre selon le thème. Bien entendu ces éléments figurent sur le plateau de jeu placé au centre de la table. Il va donc s’agir de bien visualiser l’emplacement de chacun de ces éléments afin de tracer l’itinéraire, le cercle ou le point au bon endroit sur son film transparent individuel. A la fin du temps imparti, on examinera successivement la production de chaque joueur en plaçant le film transparent sur le plateau de jeu, vérifiant ainsi que les cibles ont bien été atteintes. Ou pas.
Mais que c’est trop facile, diront sans doute les Michel-Ange en herbe et autres Van Gogh en germe ! Oui, sauf que sauf que. Encore faut-il éviter les murs, les bombes, les pièges, et surtout les gros vilains Loonies armés de lances aux pointes bien aiguisées ! Si on se plante, ça fait plus ou moins mal en fonction des mondes : des fois on perd un ou deux points, mais des fois ON MEURT. Et mourir c’est mal. En tout cas ça fait gagner aucun point pour ce monde-ci. Snif.
Mais que c’est trop facile, diront encore les unbreakable du dessin, les invincibles du stylo-feutre. Qu’à cela ne tienne, on a pensé à eux. On peut parfois récolter des bonus. Et certains de ces bonus sont des malus à jouer contre les autres joueurs. Un monde a tous ses objectifs concentrés sur un même point d’arrivée ? Alors on va flanquer une « peau de banane » sur le plateau d’un adversaire à l’endroit correspondant à l’objectif. Il ne pourra tout simplement pas dessiner à cet endroit. C’est ballot quand même. Mais, l'autre unbreakable du dessin, il l’a un peu mérité, non ?
Ça vaut quoi ?
Et bah c’est un jeu de dessin quoi ! OUI MAIS c’est rigolo et il y a quand même trois points forts qui font que c’est un BON jeu de dessin.
La rejouabilité : 42 niveaux de jeu, avec à chaque fois des règles et des créatures différentes, c’est quand même pas mal.
La fluidité : comme c'est souvent le cas, bah on dessine tous en même temps. Oui mais ça va très vite, et comme les règles sont précises, on ne perd pas beaucoup de temps avec les décomptes (sauf si vous êtes une bande de bigleux et que vous venez de jouer à Genoa).
Justement, pour le décompte : le système de points est très clair et pas rébarbatif du tout comme c’est parfois le cas quand il s’agit d’évaluer des dessins !
D’où au final, un sacré nombre de bonnes trouvailles pour un jeu matériellement très bien réalisé (et on apprécie le thermoformage de la boîte qui se transforme en piste de score).