Addition, destruction
Magiciens, orcs et elfes sont au programme de ce jeu faussement coopératif où il faut atteindre, en comptant les valeurs de tous les joueurs, des sommes précises pour pouvoir gagner des points. Attention, quand un peuple est validé, les autres sont expédiés ad patres. Certaines cartes valent 2 cartes à elles seules ou cassent une valeur (allez hop, tous les orcs à la poubelle). Des évènements de début de manche peuvent être ajoutés. Dans cette avalanche actuelle de petits formats, on s’en veut presque de mettre en avant un pilier du jeu de société qui n’a rien à prouver. Mais voilà, quand vous avez essayé trois boîtes en baillant et que là, un petit jeu avec une règle mini vous donne le sourire, tant pis si cet auteur réputé passe devant tout le monde. Le jeu, simple, permet de jongler avec le hasard, le risque, l’alliance et le coup bas. On doit s’allier pour marquer des points mais si votre adversaire se garde cinq cartes valeur 7 et vous 2, n’est pas plus judicieux de le torpiller ? Voilà un peu l’état d’esprit de ce jeu. Faut il viser les grosses valeurs ou se dépêcher de rentrer les petites etc. Les cartes évènements, assez chaotiques, viennent bouleverser un peu plus le jeu en vous empêchant de jouer les 4, de réserver immédiatement les 3 etc. Bravo, nous nous inclinons encore une fois sur le savoir faire de mr Knizia puisqu’il s’agit encore de lui.