L'herbe est plus verte ailleurs
D'abord attiré par le bucolisme de la direction artistique, l'esthétique "promenade dans la campagne européenne au printemps", c'est la mécanique de jeu qui m'a intrigué.
Chaque joueur doit marquer des points en constituant des chainages représentant la chaine alimentaire. Il est rare que le système de victoire corresponde aussi bien au thème d'un jeu.
Dans Meadow, le sol est le sol, les maisons sont des habitations, les rongeurs grignotent des baies et deviennent à leur tour les proies des prédateurs. La prise en main est rapide et intuitive car les enchainements sont naturels.
On pourrait penser que le joueur se focaliserait sur les icônes de chainages, mais pas du tout. Leur complémentarité avec les illustrations forme un cohérence graphique qui est très agréable en jeu.
On se plait à poser une masure sur un terrain rocheux, sur laquelle poussera de la vigne, qui à son tour sera becquetée par une mésange.
Bien sur, on cherche à marquer des points avec de grosses cartes. Mais on ne peut pas les poser car le prérequis nécessaire ne sort pas. Alors on se rabat sur un joli chemin en espérant pouvoir grappiller d'autres points.
La balade est un peu longue mais les détours sont indispensables pour se démarquer de son voisin (en duel ils nous est arrivé d'être à égalité, chaque point compte !).
Meadow est une bouffée d'air frais, une excursion salutaire dans une période difficile.