Sobre mais pas inintéressant
La première chose qui surprend quand on ouvre la boite de jeu de samouraï, c’est le peu de matériel que l’on y trouve : Un plateau de jeu d’un beau rouge vif sur lequel on trouve un damier dont presque toutes les cases sont décorées d’une certaine figure (katana, ibis, soleil ou dragon) et 8 pions « samouraï » (4 rouges, 4 noirs) évoquants des fous d’échec. Et c’est tout. Le moins que le puisse dire, c’est que c’est super sobre tout ça ! Graphisme épuré, voire minimaliste, cela reste très propre et fonctionnel mais sa froideur esthètique pourra en gêner certains - pour sa décharge, n’oublions pas que Samouraï est un vieux jeu (1977) -.
Coté règle, c’est relativement simple.
Les 4 samouraï d’un joueur commencent dans leur forteresse respective. Le but du jeu est de bloquer son adversaire en l’empêchant de bouger. Le premier joueur déplace l’un de ses samouraïs en ligne droite ou en diagonale ( même mouvement qu’une dame d’échecs), de 7 cases maximum (limite pour le 1er tour de jeu seulement). La figure sur laquelle son samouraï finit son mouvement va définir la 1ère case que l’un des samouraï de l’adversaire devra parcourir pour se déplacer. Quant au nombre de case qu’il a parcouru, son adversaire va aussi devoir faire le même nombre, à plus ou moins 1 case.
Quand un samouraï arrive sur une case neutre (case « blanche »), l’adversaire n’a pas de contrainte de figure (en revanche, la contrainte du nombre de cases parcourue reste effective).
La case centrale est une sorte de bonus : Le joueur qui arrive à placer l’un de ses samouraïs pile poil dessus pourra rejouer derrière (en étant libre de toutes contraintes, i-e figure de départ et nombre de case à parcourir). Ceci dit, un joueur ne peut profiter de cet avantage qu’une seule fois dans la partie.
Voilà pour les règles (Il manque deux trois détails, mais bon, je passe).
Vous l’avez compris, nous avons là affaire à un jeu de placement/blocage très accessible. La stratégie consiste à contrôler au mieux les déplacements de son adversaires en profitant de ses faiblesses, tout en se laissant, de son coté, le maximum de possibilités de mouvements possible. Inutile de dire que la case centrale semble être un passage essentiel pour gagner.
Samouraï est un petit jeu de pions plutôt simple de par ses règles mais qui permet de passer un agréable moment pour qui aime réfléchir sur des stratégies à plus ou moins long terme (genre « si je joue ça, mon adversaire sera obligé de déplacer ce samouraï-là et de faire ça ou ça, alors moi, je joue ça derrière et mon adversaire ne pourra plus rien faire ! »). Samouraï me fait penser à une sorte de Mana (de C. Leroy) en un poil moins calculatoire (et beaucoup moins beau !) et peut permettre une bonne introduction, me semble-t-il, à des jeux de stratégie plus costaud.