La Pelopo' naise prend bien.
Que dire sur ce jeu ?
Et bien déjà sur le matériel. Le plateau représentant la Grèce est assez joli sans perdre en clarté. Les cartes sont « toilées » (chose que j’apprécie avec les jeux d’Ystari), les illustrations sont sympathiques, mais un beau jeu n’est pas forcément un bon jeu.
Les tuiles découvertes sont bien illustrées et les pictos compréhensibles au premier coup d’œil. En revanche, le second plateau de jeu, où sont disposées les tuiles découvertes, n’est autre qu’une feuille de papier glacé de 400g de grammage. On aurait pu s’attendre à avoir un deuxième vrai plateau pour le prix de la boîte (40€ : assez cher je trouve pour un jeu Ystari).
Le système de jeu :
Durant son tour, le joueur devra choisir entre interagir sur la carte de la Grèce ou prendre une tuile découverte moyennant des ressources qu’il aura eu grâce aux territoires conquis sur l’autre plateau.
En fonction de l’action choisie, le joueur avancera son pion sur la piste du temps d’un certain nombre de cases. Puis c’est au joueur étant le plus à la traine sur la piste de temps de jouer. La partie s’achève dès que tous les joueurs ont dépassé une certaine case de la piste du temps.
Le mécanisme de la piste de temps est vraiment sympathique mais pas révolutionnaire. En effet, on a pu le voir dans le jeu Jenseits von Theben de Peter Prinz qui date de 2004.
Durant la partie, les Dieux vont « influencer » le cours du jeu en favorisant le joueur le plus dévot ou infliger des malus au joueur le moins religieux.
Le système de jeu est assez simple et fluide ce qui est appréciable et la résolution des combats est digne de Vinci (quoi de plus normal pour un jeu du même créateur).
Et bien je n'ai pu m’empêcher de faire le parallèle entre ces deux jeux, peut être à cause de leur côté historique.
Vinci est clairement un jeu de conquête; Olympos est un compromis entre un jeu de civilisation, d'opportunité et de conquête.
Le mécanisme d'Olympos est séduisant ( piste du temps, combat, découvertes) mais certains aspects comme le hasard des cartes dieux, destins ainsi que le cube ressources du départ ( qui peut déterminer une stratégie au début du jeu) le rendent plus lourd à mes yeux.
Olympos est clairement un bon jeu, mais il manque le " je ne sais quoi" qui lui permettrait de détronner son ainé qui reste reste, à mes yeux, l'un des jeux à avoir absolument.
L’avantage d' Olympos est que sa plastique lui permettra d'attirer un public plus large.
On est attiré par les illustrations et les critiques de ce jeu, on y rejoue pour le plaisir qu'il procure à chaque partie (car aucune ne se ressemblera)