N'est pas Vauban qui veut...
Après le labyrinthe hanté et la forêt sur le point de se faire réduire en cendre l’onivers est en proie à un nouveau danger. Menace veut tout anéantir sur son passage, il faut vite construire le Castellion pour lui faire face… après la réussite « classique » et le tower defense, Shadi Torbey s’attaque au jeu de tuiles et à la construction.
Les +
Les illustrations. On aime ou on n’aime pas, il faut bien reconnaitre qu’elles sont particulières, personnellement j’adore, elles sont oniriques et font désormais partie intégrante de cet univers si particulier, que demander de plus ? Et que ces illustrations soient appréciées ou non il faut féliciter le choix de conserver des illustrations qui sortent du commun.
Le conditionnement. La boite est un véritable écrin, magnifiquement illustrée avec un thermoformage très bien pensé… oui, il est bien pensé, il ne faut pas mettre les tuiles à plat mais sur la tranche (je préfère préciser car au dépunchage je me suis fait avoir avant de comprendre pourquoi tout ne rentrait pas) ; puis ces 4 trous pour les tuiles, ça fait penser aux tours d’une maison forte, c’est bien pensé.
Nombreuses possibilités de jeu. Il y a trois modes de jeu, du plus simple (l’école des architectes ou vous apprendrez les bases du jeu) au plus compliqué (quand Menace passe à l’attaque… ce dernier mode est d’ailleurs vraiment très ardu, peut-être même un peu trop…), ajoutez à cela quelques petites variantes proposées et une extension… il y a de quoi passer des heures à construire sa forteresse.
Un jeu solo ou duo. C’est toujours appréciable de voir que cet univers reste jouable dans ces deux configurations alors qu’il s’agit à la base de jeux solo, d’autant plus qu’ici encore le jeu à deux me semble apporter un véritable plus (offrir une tuile à son partenaire mais devoir en sacrifier une des siennes… quel dilemme parfois ; et j’aime les dilemmes…).
Règles simples. Les règles sont à mon sens encore plus simples que celles d’onirim (oui, je dois avouer que je dois toujours revérifier une ou deux choses dans les règles d’onirim après une petite période sans pratique… ici je n’ai pas l’impression que ce sera nécéssaire), du moins pour les possibilités de construction et les affrontements… pour les pouvoirs des personnages il faudra effectivement revérifier.
Durs dilemmes. "Si je met ça ici, je pourrais pas construire ça… mais si je le met là ça annule cette défense, et là je peux pas le mettre… est-ce que ce serait pas mieux de le défausser ?" On peut parfois se retrouver face à un beau casse tête et c’est vraiment bon.
Ça te dit un candy crush en groupe ? Personnellement je n’ai jamais accroché à Candy Crush… mais tout le monde autour de moi y joue, c’est que ça doit être bien ; bon ben cette fois je lui ai trouvé une utilité, Castellion ça ressemble un peu avec les défenses qu’il faut constituer, ça peut attiser la curiosité de certains.
Les –
La place. Le jeu prend un peu de place, une forteresse entière c’est 6\*6 tuiles, ça prend un peu de place… mais surtout le petit problème est dans les pioches de tuiles… normalement il y en a deux, une avec les tuiles non dangereuses et une avec les tuiles où vous courrez un risque… sauf que cette dernière pioche contient près de 70 tuiles, vous êtes donc obligé de faire plusieurs tas si vous ne voulez pas que ça s’effondre (astuce, laisser les quatre pioches dans la boite, ça prendra peut-être autant de place car vous ne pourrez pas mettre la boite par devers vous mais les tuiles ne risqueront pas de s’effondrer après que vous ayez fabriqué une véritable tour). Ce n’est pas non plus un énorme défaut, mais il fallait bien trouver quelque chose à redire, et c’est dommage que l’on s’éloigne un peu du jeu jouable sur un coin de table.
Conclusion
Le dernier opus de l’onivers nous prouve, s’il en était encore besoin, que Shadi Torbey est un auteur de talent dans la catégorie des jeux solo/duo et, qu’avec un matériel toujours assez restreint, il est capable de réaliser des jeux non redondants et toujours aussi malins. Castellion met encore une fois la barre haute et laisse présager d’une suite toujours aussi appréciable.
Note (basée sur le système bgg) : 7 (Bon jeu, j’ai généralement envie d’y jouer.)
Je ne commente et note que les jeux auxquels j’ai joué 10 fois minimum