Le deckbuilding supportable
Mac Gerds nous offre avec Concordia un objet d'une rare simplicité pour un jeu de ce calibre.
On ne peut pas vraiment dire que la notion de roue, chère à cet auteur, soit présente dans cet opus, même si la frustration de ne pouvoir faire l'action nécessaire est quelque fois présente, surtout sur les premiers tours de paquet de cartes.
C'est, à mon avis, un excellent jeu pour qui veut disposer d'un jeu de deckbuilding offrant une interaction visible sur un plateau commun.
Les conflits sont suffisamment légers pour ne pas rebuter les gens frileux en confrontations et sont présentés essentiellement sous la forme d'une course au placement sur la carte et à l'achat des cartes.
J'ai encore un doute sur l'avantage d'être premier joueur et de savoir si les compensations (pièces en plus et carte Praefectus Magnus au dernier joueur) pour les joueurs suivants sont suffisantes. Mais je pense néanmoins qu'à de nombreux joueurs, le fait de coller dans les provinces des autres et de discuter apporte plus que le fait d'être premier joueur.
Il est difficile de lire les scores de chacun mais en théorie avec de la pratique, vous connaitrez les puissances maximales de chaque voie de développement et estimer votre avancée proportionnelle dans chaque voie permet de sentir, si ce n'est sa place finale, au moins un niveau de score approximatif.