Inégal et... machiste !
Un jeu dont le but est d'accueillir le plus possible de femmes dans son harem, il fallait oser. On veut croire que c'est du second degré... on se trompe.
Le matériel est beau, oui, très beau. Hélas, il ne parvient pas à sauver une mécanique de jeu déséquilibrée.
En vente à chaque tour : un petit jeton de commerce, un gros jeton de commerce, un jeton d'apparence, une annexe de palais (une seule), une carte de statut et un chameau. On ne peut acheter qu'un seul des six, chacun à son tour.
Ici, c'est la loi du plus friqué. Même les tours de jeu sont mis aux enchères. Les plus friqués sont amenés à devenir encore plus friqués, et les autres à subir la partie. Chaque tour, une femme (tirée au hasard) ira rejoindre le palais d'un joueur, en fonction de sa préférence : soit le plus beau, soit le plus riche, soit celui qui a le plus haut statut, soit celui qui a le plus grand palais. Comme on ne peut pas investir partout, on met le paquet sur un des quatre. Comme on a le malheur de ne pas avoir misé sur les annexes du palais, on se retrouve rapidement en manque de place pour accueillir les femmes, et on ne peut que regarder, impuissant, les femmes aller habiter chez l'adversaire.
Comme si le jeu n'était pas suffisamment dépourvu d'intérêt, on y ajoute des cartes-actions (devinez comment on se les procure) qui n'apportent rien au jeu, sinon deux phases supplémentaires où l'on a le temps de s'endormir pendant que les richards choisissent méthodiquement leurs cartes inutiles.
Thème dégradant, déséquilibre frustrant, mécanique lourde, hasard exacerbé : un jeu qui a tout pour déplaire.