La légèreté de l'arcade, la profondeur de l'abstrait
Résumé des règles :
On dispose de deux personnages à sa couleur. Chaque tour se déroule en deux phases qui sont obligatoires (ne pas pouvoir réaliser l'une d'elle fait perdre la partie). On doit :
Tout d'abord bouger vers une case directement adjacente (en sachant \[1] Qu'on ne peut pas aller sur une case où est présent l'adversaire ; \[2] Qu'on peut monter d'un étage au maximum - les plus infâmes auront tilté, oui on peut mettre en place des blocages bien dégueulasses - ; \[3] Qu'il n'y a pas de limite d'étages pour descendre : on saute, sans mourir car ce n'est pas un jeu qui milite pour le suicide) ;
Puis construire un étage de bâtiment (un bâtiment est constitué au maximum de 4 étages, en sachant que le 4e empêche les joueurs d'y grimper).
Pour gagner, il faut tout simplement avoir un personnage sur un bâtiment de niveau 3.
\[ Avis rédigé après 6 parties ]
J'avoue que je suis assez bluffé par ce petit jeu. Il s'explique en 1 minute chrono, on a presque l'impression de jouer à un jeu d'arcade… et pourtant chaque partie est plus intense que la précédente et en appelle d'autres.
Est-ce qu'il y a une courbe de progression ?
Oui, au moins une petite car je l'ai ressenti à chaque partie.
Est-ce que cette courbe est comparable aux ténors du genre abstrait ?
Après mes 6 parties, je ne le pense pas, on est pas devant un Kris Burm, mais ne boudons pas notre plaisir... Santorini est un jeu abstrait que l'on pourrait presque qualifier de fun, et qui sera beaucoup plus rassembleur qu'un Zertz ou un Yinsh.
Est-ce que le jeu se renouvelle ?
Il en a sous le capot, je peux vous l'assurer, d'autant plus qu'il existe un mode 3 joueurs, un mode 4 joueurs en 2v2, ainsi que tout un tas de cartes pouvoir qui permettent de varier les plaisirs. Quand on décide de les utiliser, chaque joueur en pioche une en début de partie. Chacune des cartes donne un pouvoir unique qui permet de contourner les règles de base (pouvoir éjecter un joueur de la case où il se situe, etc).
Amateurs, foncez !