Une perle ludique
Dès l'ouverture de la boite, c'est le coup de coeur. Les illustrations au look enfantin tapent immédiatement à l'oeil. Et que dire du matériel ?On pourrait même ne pas lire les règles et se contenter de superposer à sa guise les différents étages des maisons pour façonner une ville de son crû (bien vu d'avoir pensé à dessiner quatre façades différentes pour les deux premiers étages).
Mais bien entendu, il y a des règles et des mécaniques de jeu derrière... Et quelles mécaniques! En apparence très simple, Santorini se revèle assez rapidement comme un jeu beaucoup plus dense et touffu qu'il n'y parait de prime abord. Rapidement, les neurones chauffent car non content de devoir anticiper les coups (parfois tordus) de la divinité adverse, vous devrez constamment "penser" en 3D afin d'atteindre en premier l'objectif de victoire.
Les trente divinités différentes ajoutent une durabilité remarquable au jeu. Bonne chance avant d'avoir épuisé les différents face à face possibles... Les divinités ont également été bien pensées car si certains 'matching' sont parfois (mais assez rarement) malheureux, aucune divinité n'est un "game killer".
Je conseille vivement les parties à 2 mais aussi à 3 joueurs : là ça part carrément dans tous les sens et les neurones de réserve sont rapidement appelés à la rescousse. Petit (et unique) point faible du jeu selon moi : les parties à 4. Encore que je n'en ai fait qu'une seule, je n'ai pas trouvé le système de tandem très convaincant. Mais n'était-ce pas fait expressément pour nous rappeler que la perfection n'existe pas ?