Calcul aux apparences exotiques
Une déception que ce Tikal dont j'attendais beaucoup plus. Ayant d'abord joué à sa suite, Java, j'attendais d'autant plus du grand frère.
Alors s'il y a effectivement de la réflexion par rapport à l'optimisation des actions, il est bien triste de constater qu'il n'y a que ça et qu'on ne se sent jamais baigné dans le thème qui n'est là que pour servir de prétexte à la mécanique. Et donc absence totale de l'ambiance aventure. Derrière une belle robe exotique, Tikal n'est ni plus ni moins qu'un jeu abstrait déguisé.
On se contente d'enchaîner les actions et les tours sur le même rythme dépourvu d'émotion, creux, en effectuant ses calculs et en planifiant sa stratégie comme un robot. Le jeu avance et les territoires se mettent en place et invariablement les tours se suivent et se ressemblent, aucune surprise, aucun bouleversement. Un manque flagrant d'âme et de coeur. Pour l'ambiance, je lui préfère Tikal II dans lequel le thème est bien plus immersif.
Tikal n'est un mauvais jeu. Mais c'est un jeu qui me laisse de marbre. La mécanique est bien étudiée mais classique au possible et n'a pas de quoi déclencher les passions.
Le problème réside dans la valeur ludique. En fait pour être clair je me suis fait chier. Tikal ne rime pas, mais alors pas du tout avec ludique. Tout en étant calculatoire le jeu aurait pu être bien meilleur que ça.
Franchement, avec sa suite Java, il n'y a pas photo. Je préfère 1000 fois Java.