Seeders, une hype amplement méritée
Ayant eu la chance de tester Seeders hier avec l'un des co-auteurs (Charbel Fourrel), j'ai été totalement hypé par le jeu !
De base, l'univers n'était pas pour moi étant donné que je ne suis pas un fan de SF. SAUF QUE la description du background était tellement prenante et complète que je me suis surpris à vouloir en savoir plus, et que ça m'a plu ! Première surprise pour moi. Le jeu rentre dans une ligne éditoriale qui sera étalée sur une décade, en continuant d'enrichir un univers déjà très complet et intéressant.
Venons-en au jeu lui-même. Clairement, ce n'est pas un jeu pour les bisounours. On se rentre dedans, on se gène, on chercher à pourrir le jeu de l'adversaire, bref, c'est méchant, et c'est très bon comme ça ! Chaque joueur doit construire la plus grande et plus belle arche de sauvetage, pour la gloire de sa caste et surtout au détriment des autres. Et pour cela, il faut construire des modules et recruter des membres d'équipages. Ces deux types de cartes rapportent des points, et il y a bien évidemment des combos à faire. DES TONNES DE COMBOS. Il y a bcp d'intéractions différentes entre les cartes (emprisonner, majorité, affinité, etc...), ce qui fait qu'à chaque carte, on se pose toujours la question "Han mais celle-ci elle est bien, mais celle-là a l'air mieux dans ma stratégie, laquelle je preeeeeends". C'est d'ailleurs une volonté des auteurs pour l'intégralité de la ligne éditoriale : que le joueur soit maître de ses choix, et qu'il n'y ait pas d'aléatoire (pas de dés!). C'est totalement réussi.
Il y a également une part de placement, car les cartes d'équipages et de modules sont placés sur le plateau, et il va falloir aller placer ces négociateurs entre les cartes pour tenter de les récupérer... ou empêcher les autres de les récupérer.
Bref, je ne vais pas tout détailler, mais l'ensemble des mécaniques fonctionnent très bien ensemble et plairont à ceux qui aiment construire une stratégie, et même à ceux qui préfèrent jouer les opportunistes.
Seeders m'a donc énormément plu, car il est porté par un gameplay aux petits oignons, et surtout par des passionnés qui ont réussi à mettre en place un univers riche, cohérent et complexe que l'on a envie de connaître en profondeur. Bravo à eux !