Oh putain qu’il fait brasser celui là !
Deux parties vraiment terribles de ce gros jeu pour joueurs finauds. La multiplicité des informations sur le plateau perturbe pas mal la première partie, qui reste donc un galop d’essai. Mais quand on rejoue avec les mêmes personnes, la deuxième ne se déroule pas du tout de la même manière…
Ce jeu a un défaut que certains pourraient trouver très agaçant, c’est qu’il a une stratégie qui paye pas mal, ce qui peut fausser le jeu… mais pas tant que ça. Je suis sûr que quand on le dit à tout le monde à l’explication des règles, c’est la bagarre pour réussir à maîtriser les points stratégiques. Mais le problème, c’est qu’en plus de bien se positionner sur les villes pour récupérer un max de points de victoires en laissant les autres venir améliorer leurs « compétences » (la fameuse stratégie payante…), il faut aussi faire en sorte de pouvoir agir le plus possible, récupérer le plus de cubes possibles quand on choisit l’action de récupérer des cubes, etc. Du coup les habitués me voient venir : il faut être un peu de partout… Ce n’est pas forcément possible si on cherche à être omniprésent sur les lieux stratégiques. C’est une question de dosage, mais compliqué à mettre en œuvre quand on est plusieurs à rechercher les même choses… C’est rude les gars ! Et du coup pour ça le jeu est vraiment terrible car il est plutôt compliqué mais bien équilibré. Chacun a vraiment sa chance au milieu d’un chaos qui n’est qu’apparent. Le jeu procure un niveau de réflexion identique à Dungeon Lords, c’est dire…
Il faut aussi savoir que pour relier les deux villes opposées qui se trouvent sur les bords de la carte (ce qui rapporte 7 points de victoire au premier joueur qui le fait, pas rien, sans compter tout ce que ça rapporte de points en s’étant approprié les villes nécessaires à la réalisation de ce sous objectif), il y a un point de passage sur la carte que si vous le maîtrisez, vous niquez carrément les autres. Ils sont dès lors obligés de construire des parcours plus long à mettre en œuvre. C’est un peu le gros défaut du truc, presque identique à la recette miracle à Caylus. Il aurait fallu mettre deux emplacements sur cette ville pour équilibrer la chose, permettre une petite bagarre pour la maîtrise de cet emplacement, au lieu de le donner au premier qui s’y pointe. Mais c’est pas le cas… Sauf qu’avec une carte qu’on récupère sur les trajets entre les villes, on a le pouvoir de remplacer un cube adverse par un des siens. Ca peut compenser, mais ça reste trop aléatoire. Dommage ! C’est le jeu ma pauvre lucette… Mais du coup là, vous percevez bien toute la difficulté de la bêêête. Aux autres de déboulonner le petit malin qui s’est pointé là en premier…
En tout cas, pour les gros joueurs, Hansa Teutonica est à mon sens incontournable par le plaisir qu’il procure. On cherche à gagner bien sûr, mais le plaisir est vraiment lié au fait d’y jouer, tout simplement ! Y fait trop mal au cerveau et c’est trop bon !