embrase moi, idiot
Ambiance post apo mad maxienne, un ancien milicien ayant viré pacifiste doit récupérer sa femme et enfant dans ce monde de fureur et de milice fascisante. Plusieurs chapitres composent ce récit avec, à chaque fois, des objectifs précis (rentrer chez soi, trouver une ressource...) à valider d'une manière ou d'une autre. Plus de 150 cartes tissent peu à peu la trame de cette expédition. Certaines dessinent le décor, les personnages, aident, sous forme de fenêtre qu'on colle sur d'autres cartes, à fouiller, discuter etc...L'action achevée, le décor peut changer. Beaucoup de manipulation donc pour avancer. La grande partie de l'histoire se passe dans l'Enclave, cité répressive. Le héros devra trouver de l'essence et des renseignements pour réussir à rattraper le kidnappeur, un ancien compagnon d'arme pour le tuer ou...le laisser partir. Le principe de ce jeu façon Livre dont vous êtes le héros et de faire des choix permanents: doit on user de la force pour obtenir des informations, ruser, sacrifier son chien au risque de traumatiser ses enfants.... La fin justifie-t-elle les moyens ? Si l'épisode d'avant avait un goût d'inachevé, celui-ci est réussi. L'ambiance est adulte, les illustrations plus Bd allègent le propos (on aurait pu les imaginer plus réalistes (public averti)) et les choix du héros sont bien amenés. Il faut trouver l'équilibre entre obtenir ce dont on a besoin de la meilleure, ou de la moins pire, façon. Les différentes fins sont bien amenées et ne sombrent pas dans la mièvrerie, laissant le lecteur médité sur ses choix passés. On fera le récit une paire de fois pour voir ce qui se passe si... et on pourra ranger la boîte. Embrasement est bien cadré avec des enchaînements travaillés et délivre une bonne ambiance. Un bon épisode.