Liberté ou anarchie ?
Tout commence très bien. Chaque joueur est un artisan qui a un monopole sur une ressource, et doit développer au mieux son quartier en posant des bâtiments qui produisent des ressources ou des avantages...rien de très original pour l'instant.
Des combinaisons de bâtiments adjacents dans son quartier ou avec l'adversaire procurent des avantages supplémentaires, l'unité de taille des bâtiments est la case. Plus une tuile est grande plus elle nécessite de mixer ses ressources d'où l'obligation de négocier.
C'est le centre du jeu, la négociation: on échange des ressources, on passe des contrats, on monnaye la pose de bâtiments etc....
Malheureusement le partie pris de déréglementer les phases de jeu crée rapidement une foire d'empoigne, parfois un véritable chaos.
Je ne suis pas fan des phases d'actions simultanées, c'est chacun dans son coin...puis tout le monde ensemble. On n'a pas le temps de réfléchir qu'un joueur lance les échanges, et c'est la ruée ! Il n'y a pas de phases distinctes on peut négocier, construire, et renégocier etc, bref le libéralisme sans régulations.
Le jeu ressemble alors à une séance de bourse en pleine panique, plus déroutant que sympathique.
Autrement, les ressources sont surprenantes de réalismes, mais le tissu est un enfer à manipuler.
La feuille de départ fait vraiment pitié et augure d'une durée de vie courte.
Autre surprise dès la première partie 3 des 4 joueurs ont fini avant la fin du jeu la pose de toutes leurs tuiles (règles de bases)
Bref, ce jeu est paradoxal, original, mais presque ingérable et sa durée de vie me paraît assez courte.