Et pas djay zee
Nouvel éditeur, Creative and cool (à qui on doit déjà Quadri) lâche une petite boîte casse-tête qui se joue en solo ou à plusieurs (moins à 2, le marché ne se renouvelle pas assez et on joue surtout contre) avec, il faut le souligner, une bonne interaction puisque freiner les adversaires est plus qu’obligatoire. Le but est de construire sa pyramide de 6 cartes (3/2/1). Ces cartes, on les récupère au marché moyennant un coût variable. On paie en nombre d’action. Votre porte monnaie en contient 3 afin de poser des cartes dans sa pyramide, acheter ou changer les interdits. Car ici une couleur et une valeur sont perpétuellement hors la loi. Il est impossible de bâtir ou d’acheter des cartes sur la sellette. Autre condition : pour poser les étages, il faut que la valeur de la nouvelle carte soit une soustraction ou addition des deux cartes formant sa base (si on a 2et 6, la valeur a ajouter doit être un 8 ou un 4, attention donc de ne pas monter trop haut (aucune valeur au dessus de 9) et d’éviter le 0 qui restreint les possibilités. On ajoute des objectifs communs (la base de la pyramide a une somme de 14/le premier étage n’est composé que de valeurs impaires…). Plusieurs règles à prendre en compte tout en étant exposé aux coups bas des voisins. Oui, on peut pester quand au moment où on pense achever sa construction, quelqu’un change la couleur interdite et vous bloque. Djeser avec sa couverture sobre ressemble à un jeu de cartes allemand un peu daté, mais une fois la partie entamée, il en est loin. Sobriété des mécanismes, efficacité du résultat, on souhaite longue vie à cet éditeur s’il maintient ce niveau.