Andreas et Noémie
Shem Philips abandonne ses pillards marins pour se pencher sur la construction d'un temple à Jerusalem (à la gloire du Dieu d'Israël), enfin, la reconstruction puisque la ville est en ruine. Il va donc falloir redresser les murs, enlever les gravas, suivre les prophètes et alimenter le feu de l'autel tout en enseignant la Torah. A coup de cartes et d'effets, d'achat, d'amélioration de son plateau personnel, d'entraide indirecte (on bénéficie de bonus si l'on construit à côté d'un voisin), le jeu va se dérouler sur trois manches, trois semaines qui se terminent inlassablement par le sabbat, jour de repos où on fait les comptes. Si le jeu est touffu, ce n'est pas tant par les règles, simples au demeurant, mais par la multitude de zones où intervenir pour activer ses actions. Les cartes personnage de chaque paquet (de chaque joueur) possèdent des bannières de couleur indiquant le type d'action (construction pour les gris par ex) et la somme que vous pouvez investir (il faut 2 bannières pour enlever un gravas marron). Plus des effets bonus. Les personnages, une fois en trio, doivent être recouvert par les nouveaux arrivants, à vous de gérer. Le reste est à l'avenant avec ses limitations de stock ressource, la possibilité de placer ses ouvriers pour des actions gratuites, l'obligation de les nourrir etc... Plusieurs directions pour marquer des points sont possibles via la rénovation, mais aussi la Torah ou l'avancée sur les pistes du plateau personnel. Seule l'occupation des temples ne semble pas probante. Un jeu où l'on est perdu au départ sans réelle idée de stratégie, avec un peu d'interaction (élever les murs et se développer sur la pyramide de la Torah) et une utilisation maline des cartes personnage. Bizarrement (tant mieux) le jeu n'est pas exponentiel et les tours s'accélèrent en fin de partie. Un moyen format qui en a dans le ventre. Le plus dur sera de retenir le titre.