La fête est finie
Perso, quand je vois jeu à 2, j’ai envie d’essayer. Quand je vois le nom de mr Cathala sur la boîte, je me sens un peu plus confiant. C’est vrai qu’il n’est pas tout seul sur le coup mais son co auteur est un habitué. Bon, c’est comme tout, ça ne marche pas à chaque fois. Le but est de réunir 3 tuiles Invités de la même couleur ou 5 différentes pour gagner. Gatsby présente un plateau découpé en 3 zones. Sur la première il faut poser ses pions pour relier les 2 bords d’un carré. La seconde est une montée d’ascenseur, d’escaliers si vous êtes en forme, pour atteindre le sommet du building. La dernière est répartie entre plusieurs pistes de courses hippiques. Vous placez votre jeton personnage sur la zone que vous désirez activer, chaque zone proposant un panachage (une action chez les chevaux, une action dans le building etc.) et faites progresser votre pion. Cette avancée, selon certaines cases, déclenche des bonus et permet des petits enchainements (on rejoue, on échange ses pions, on regarde les tuiles). Si les fêtes de Mr Gatsby étaient magnifiques et les années folles, ce jeu est loin d’être fou et flamboyant. Il s’agit en réalité de 3 petits jeux qui suivent à peu près le même processus de placement et bonus. On peut le croire tactique puisque la connaissance des tuiles, la notion de course à une certaine importance. Alors oui, il faut regarder les tuiles personnages, les changer de place, tenter de bloquer l’adversaire ou, grâce à des tuiles pouvoirs, se donner un petit coup d’accélérateur, mais au bout du compte on est plus proche du jeu de l’oie qu’un jeu de blocage ou bluff. Le thème est inexistant, c’est plat, sans réelle tension, peu passionnant. Un jeu de mécaniques éprouvées mais pas réellement ludique. Une fois encore, à l’instar d’un Shadow Theater par exemple, on a l’impression que les auteurs se sont restreints. Bref, c’est pas avec ce genre de fête qu’on risque la gueule de bois.