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Les zombies sont de retour (ça faisait longtemps) et, en tant que communauté, il va falloir survivre. Heureusement, vous avez dans vos rangs des membres avec des capacités spéciales. Happy Dayz est un jeu de plis avec activation de pouvoirs et une imagerie réussie, plongeant immédiatement les joueurs au cœur de la tourmente. Jeu de plis classique avec des valeurs, on pose sa carte, si on a la couleur on doit suivre et on ramasse si on gagne. De multiples ajouts vont générer réflexion et coups bas. Rien de compliqué, une manche suffit pour assimiler le jeu.
On part avec un compteur de points positionné sur 66 (petit clin d’œil à la route je suppose) et 2 cartes transfert qu’on pourra utiliser/donner.
Quand on joue une carte on peut déjà décider, grâce au plateau, si c’est la plus petite valeur ou la plus forte qui remporte. On peut aussi s’appuyer sur le pouvoir des factions en jeu. Il y en 3 (interchangeables) à chaque partie ou manche.
Et les zombies ? C’est une faction comme une autre, sauf qu’en récupérer fait baisser votre population. Comme ce jeu est méchant, on peut ouvrir le pli avec des zombies. Celui qui gagne, les redistribue et si c’est bien calculé, il n’en récupère pas. Pour rester dans l’ambiance, une carte joker mini van permet de temporiser. Le jeu se termine quand un compteur tombe à 0 ou au bout de 4 manches. A noter qu’un mode campagne, imposant les communautés et pouvoirs avancés est proposé en fin de livret.
Woodstock Fever est la boite n° 2. Elle est autonome, rien ne change au niveau des règles, principe de pouvoirs avancés et campagne. On y rencontre de nouvelles factions, qu’on peut mélanger avec la boite précédente. Le chien permet de donner la carte rencontre, le Hippie donne les cartes du pli, le Scientifique réduit la perte causée par les zombies si vous en avez 3etc. Encore des illustrations au top avec ces zombies rockeurs, funk ou hippie.
Happy Dayz est un jeu de plis méchant, vous allez plus perdre que gagner. Son déroulement est classique mais... Le plus compliqué sera d’assimiler les pouvoirs des factions, surtout avec deux boites. Bien vite on va abandonner la configuration de départ (motard/cheerleader/survivaliste) pour tester autre chose : le policier sert d’atout, c’est déjà plus pêchu. C’est un des points forts du jeu, une grande interaction et une grande souplesse de jeu. Rien ne vous interdit d’écarter une faction après une manche pour la remplacer ou décider d’échanger une carte de base avec sa version avancée ou encore d’entamer la campagne avec ses personnages obligatoires. La zone de transfert permet, tout comme le mini van (petit flou de la règle si en on joue plusieurs), de temporiser mais donne des indications aux autres. Happy Dayz est un jeu qu’il faut jouer nombreux pour plus de rebondissements et de dynamisme. A 2 ou 3 on a trop de cartes et c’est poussif. Il reste tributaire de la chance mais permet quelques coups pendables grâce aux deux côtés du plateau et aux compétences de personnages. Presque une initiation au jeu de cartes à pouvoirs