le croissant du petit déjeuner
Si la boîte est peu attractive, son intérieur relève le niveau avec des illustrations et un matériel de bonne facture. Des clans, des leaders à récupérer, des quêtes objectifs et des collections de cartes de couleur à valider, il y a de quoi faire. Encore faut-il y arriver. Pour commencer une suite de couleur il faut procéder en ordre croissant, déjà poser le 1, puis 2... jusqu'au 6 en un seul exemplaire, ce qui vous garanti des points et, si vous possédez la carte relique de la bonne couleur, un bonus. Pour prendre des cartes, il y a le marché. On donne une carte pour prendre (une autre carte ou un lot), on se sert des quelques personnages à effets (espion qui peut demander une carte adverse si on est capable de la poser...), les leaders qui octroie, là aussi un pouvoir ou des cartes effets dont on se défausse, et les objectifs. Le jeu n'est pas compliqué en soit. On essaie de construire, on se débarrasse de cartes, on bâti sous condition, on observe ce que pioche les voisins. Il est beaucoup question de timing. C'est plaisant et, pour une fois, original. On y retourne car le jeu intrigue, on a envie de savoir comment on peut l'apprivoiser. Pour les habitués, la comparaison avec Lost Cities sera évidente. Inheritors se sert du même principe de pose en ordre croissant, de reliques, d'un marché, tout en malaxant gentiment tout cela en lui donnant un peu plus de corps. Pas un coup de cœur, mais assez intriguant pour qu'on ne le range pas de suite, qu'on y revienne et qu'il s'installe peu à peu dans sa ludithèque.