Emo, droïdes....
Jeu de gestion de matériau, vous êtes un écomécano qui apprend durant trois saisons à construire, réparer, démonter les robots. Le coeur du jeu est donc d'accumuler des matières (démontage) pour les dépenser et acquérir des robots (remontage). Suivant leur couleur, ils n'ont pas la même finalité. Certains rapportent des points (droïdes de l'eau), les maraîchers collectent des feuilles, ce qui offre, lors d'un décompte, une pile énergie, un composant rare. D'autres aident à l'acquisition de composants, leur échange ou développent la superficie des entrepôts où sont stockées les matières... Le jeu est donc une gestion permanente de ses ressources, ses entrepôts et ses réparations (achats). Une recherche d'équilibre pour avoir de quoi pourvoir quand on en a besoin. Le Dernier Droïdes ne réinvente pas la poudre mais est un excellent jeu de début de soirée, de pause du midi. Il est attachant dans sa globalité: les mécaniques, leur assemblages fonctionnent parfaitement. Les illustrations créent une ambiance douce, on s'arrête pour décortiquer les cartes, voir que ce droïde est en réalité un vieux téléphone Nokia 3310. Le rangement est simple mais étudié, tout comme les règles, claires avec des exemples. Voilà un produit pensé de A à Z, et réussi, pour la famille qui a envie de faire un petit effort. Un dernier droïde pour la route ? Allez.
La phase de distribution est un peu sage, on a tenté un petite variante qui ajoute un peu de tension, la variante Biblios, du jeu du même nom (2011). Dans ce jeu, le joueur distribue également des cartes mais une par une. On est toujours tenté de se dire qu'il y a peut être mieux après, et cela ajoute en tension. Simple proposition