Bien presser la Pulp
Des cartes avec une lettre, plusieurs lettres, des jokers…tout cela pour créer des mots, en se servant de la lettre commune ou pas. Déjà vu me direz vous. Sauf que. Ici les mots rapportent des sous avec lesquels on va acheter de nouvelles cartes plus intéressantes, donnant la possibilité de piocher plus que 5 cartes à son tour, d’interdire la lettre commune, de donner plus de sous (le W par exemple) etc… Mais oui, vous ne rêvez pas, il s’agit d’un deck building. On va étoffer son paquet pour pouvoir aligner des mots de 8, 9, 10 lettres ou acquérir des cartes de célébrités et leur points. Jeu de lettres mais aussi de choix, car certaines cartes sont plus faciles à valider en début de partie qu’en fin (+2 sous si vous utilisez toutes vos cartes) ou un W qui rapporte mais s’utilise plus difficilement, il faudra donc se gaver avec modération. Les extensions sont légions avec des idées parfois simplissimes et pourtant comme ce trait d’union (-), le miroir qui inverse l’ordre de 2 lettres (er = re), les cartes d’attaque qui pénalise les jokers ou interdit l’utilisation de la carte commune, carte pouvoir, thème ou les cubes récompense qu’on donne au joueur qui vous a aidé à trouver un mot si vous galérez. Le jeu peut traîner en longueur et l’utilisation d’un minuteur est possible (ajoutant encore un peu plus de pression…). Un mélange bienvenu qui dynamise le jeu de lettres, entre vocabulaire et stratégie. Avec en prime des illustrations très Pulp pour les jokers.