Mort ludique
Opla aime la bande dessinée. Et ce depuis quelques années. Au travers de quelques personnages connus, Lincoln (se met au vert), les zombies du zoo de Carson city ou la marche du crabe, l'éditeur met en situation des héros, les poussant hors des pages vers le ludique. La bande de bras cassés de Rip n'est pas très glorieuse. Nettoyeurs de scène de crime, se servant au passage, les différents protagonistes de l'excellente Bd de Gaët's et Monier ne sont pas vraiment fréquentables. Vous êtes pourtant l'un d'eux et, comme les collègues, vous allez tenter de faire main basse sur l'argenterie. Rip est un jeu de collection. Devant des manoirs ou des objets, chacun va poser une carte de valeur 0 à 10 pour avoir la majorité. Carte visibles ou cachées jusqu au moment de la révélation. Là, c est le plus fort qui prend le butin. Certains objets rapportent plus selon ce que cherche "héros" que l'on incarne. Le 0 permet de regarder une carte/tuile manoir face cachée ou d'échanger la position de valeurs. Des cartes malus peuvent être intégrées dans le jeu, ainsi qu'un meurtrier pour qui les malus deviennent des bonus, s'il ne se fait pas démasquer. Des variantes à utiliser avec le nombre maximum de joueurs. Rip est le plus faible des épisodes Bd de la gamme car il repose un peu trop en paix sur un principe de collection qui reste sage. Peu d infos sur ce pour quoi ou contre quoi on se bat (manoir, valeur cachée), un peu de bluff certes, des égalités tranchées façon Stupide vautour (les cartes s'annulent et la couleur restante devient majoritaire)... On pose, on prend sans vraie teneur, il y a trop de valeurs pour que l'on puisse tenter le guessing. L'ajout du meurtrier ne change pas grand chose, tributaire lui aussi des cartes à collectionner comme ses collègues. Le jeu, s'il n'est pas une nature morte comme l'indique le sous titre de la boîte est proche du coma.