Tonnerre de Zeus, quel jeu !!!
Saurait on trouver les arguments objectifs quand il est question d'un jeu de cette envergure. Le moins qu'on puisse dire est qu'il a subjugué quasi systématiquement les convives au point de voir fleurir de ci de là nombre d'aficionados parmi nos amis, eux mêmes se transformant en foyer contagieux. Pas de méprise, le joueur occasionnel devra s'accrocher un peu, le vétéran sera dans son élément. L'objectif est simple : construire deux métropoles. Pour se faire, trois choix s'offrent à vous : 1) acquérir 4 bâtiments distincts (port de poseidon, temple de Zeus, fort d'ares, et université d'Athena) se transformant automatiquement en métropole. 2) acquérir 4 philosophes par la sagesse d'Athena. 3) Conquérir une île sur laquelle un joueur magnanime aura eu la gentillesse de construire une métropole pour vous. Il râlera sûrement un peu, considérez qu'il s'agit de la joie mal dissimulée qu'il ressent en vous offrant cette moitié de victoire.Ces trois moyens de victoire ne peuvent se concrétiser qu'avec la grâce des Dieux. Vous allez donc devoir prier très fort à coup de pièces d'or. S'entame alors la première phase du tour de jeu : les enchères avec un système de replacement immédiat. Lorsqu'on vient de se faire doubler par plus riche que soi cela génère une bataille pécuniaire des plus jouissives. Puis la seconde phase, lorsque chacun aura fixé son Dieu de prédilection pour ce tour. Commence alors les hostilités dans l'ordre successif dans lequel les dieux sont placés, cet ordre est aléatoirement modifié à chaque tour, encore un paramètre, rouage d'une mécanique astucieuse, obligeant à se triturer les méninges. Car le premier à jouer aura deux avantages certains, la prérogative des premières actions et la possibilité d'user de créatures mythologiques avant que d'autres s'en emparent. Je n'ai pas encore évoqué ces dernières et pourtant elles sont primordiales, chose que l'on n'entrevoit pas dans les débuts. Un pegase pourra transporter vos troupes à l'assaut d'une île sans le support de poseidon, c'est à dire sans transport maritime. Un kraken vous permettra de couler des flottes entières et d'endiguer la menace pesant sur vos iles,un minotaure sera une défense non négligeable... Ces créatures ne sont pas gratuites, dans ce jeu le nerf de la guerre vous l'aurez compris, c'est l'argent, le revenu en début de chaque tour dépendra des cornes d'abondance présentes sur vos territoires. Elles peuvent s'acquérir par la grâce d'Apollon mais ce Dieu est pénalisant puisque son recours empêche toute autre action. Sans entrer plus profondément dans le détail des règles, vous ne pourrez mesurer l'étendue de l'orgasme ludique qu'après avoir vécu la jubilation d' écrire par vos actions l'iliade et l'odyssée, la bataille fait rage, mêlée à une réflexion à tiroirs sans cesse remise en question par les déplacements adverses. Le matériel est magnifique. Un jeu qui revient souvent.