lords of the ring
En 2014, on jouait à Maskmen, on y rejouait en 2018 et voilà ce que j’en disais :
Sur le thème de « qui est le lus fort catcheur », Jun Sasaki et Taiki Shinzawa proposent un jeu de placement subtil. Ici, on ignore tout de la force des catcheurs avant leur entrée sur le ring et la fin des combats. C'est le joueur, en les plaçant, qui va leur donner leur valeur.
Comment ? Il ne s agira pas de poser un paquet de carte comme un bourrin pour décreter que c'est « El Santo » qui gagne. Non, car la pose des cartes est limitée a 3..et quand vous en avez 4, et ben euh...Alors lequel faire entrer en premier? Jeu surprenant auquel il faut une manche (soit 5 minutes.) pour s'habituer à la mécanique, Maskmen secoue notre esprit ludique avec un « petit qq chose en plus » qu'on n’a pas l’habitude de voir. Ce simple "work in progress" permanent est déstabilisant et rebutera certains joueurs, ceux qui demandent des règles bien établies dès le départ (elles le sont pourtant), car même au cours du jeu, on se retrouve parfois, pour un temps, avec 2 catcheurs dont on ne sait lequel est supérieur à l'autre. Tout n'est pas non plus aussi calculatoire. Un mauvais tirage de carte (1 carte de chaque couleur par exemple ) vous desservira. Il y a 4 manches, vous pourrez vous refaire.
En 2025 avec la nouvelle édition, je me dis que j ai perdu de la vivacité d’esprit. Compréhensible en 5 minutes, ben tiens. Si je n’avais pas insisté, mes collègues auraient jeté l’éponge. On aurait fait trois parties (soit 9 manches) pour commencer à voir le bout du tunnel et même là, on ne sait pas encore si on peut dire qu’on maîtrise. Mais quel plaisir d’être malmené, surpris, plongé dans le flou avec l’envie d’en découdre. Maskmen est un ovni, il n’a rien perdu de sa puissance et c’est clair qu’il n’est pas pour tout le monde.