Allons voir si la rose...
Ce jeu empli de nostalgie est aussi une ludique ouverture des possibles.
Trois catégories de points : argent, bonheur et renommée. En début de partie chaque joueur établit son objectif en dispatchant en secret son capital de 60 points entre ces trois groupes. Il s'agit ensuite d'emprunter les carrières les plus appropriées pour remplir sa mission initiale (libre à vous de vous en détacher et de voguer au hasard). Université (obtenez un diplome vous ouvrant gratuitement les portes d'une carrière de votre choix), agriculture, affaires, marine, politique, cinéma, ingénieur en uranium, conquète spatiale ; autant d'avenirs possibles et de perspectives différentes.
La réelle qualité de ce jeu réside dans sa manière de disposer de multiples fragments d'imaginaire : le chômage guette, tout comme les accidents de travail ; les désillusions amoureuses et découvertes de la nature contrebalancent les simples perceptions carriéristes... Le plateau qui s'ouvre en de multiples chemins réaccentue cette impression fort agréable.
La part de chance liée à l'utilisation de dés est fortement atténuée par la fréquente utilisation de cartes (que l'on peut s'échanger ou se vendre). Celles-ci permettent soit d'avancer d'un certain nombre de cases (cartes d'expérience) soit de pouvoir rentrer dans les différentes carrières (cartes d'occasion).
Assez agréable même si simpliste.