Glou-glou
Je voulais attendre une exploration de tous les scénarios pour rédiger un avis, mais puisque c'est un avis labelisé UPFR\*, ce sera donc un avis improvisé après 11 parties jouées sur sept des dix scénarios proposés, Pour le titre, aucun lien avec une soirée un peu arrosée ou le cri du dindon : Chez moi, le terme "glou-glou" désigne la plongée sous-marine pour une raison qui ne vous regarde pas mais qui me permettra de concourir dans la catégorie "Prix du titre le plus nul pour un avis de l'année 2026"... j'espère au moins être sur le podium.
Endeavor eaux profondes, c'est tout d'abord une bonne surprise. Je connaissais évidemment Endeavor de Carl de Visser et Jarratt Gray dont j'ai eu la première édition sortie en 2009, seulement voilà : suite à la splendide réédition de chez Supermeeple, j'ai fini par revendre ma boite marron qui faisait un peu ricaner mes petits camarades de jeu.
Je songeais d'ailleurs acquérir Endeavor l'Age de la voile, mais quand j'ai aperçu cette grosse boite jaune avec un titre familier et ces auteurs bien connus, j'ai opté pour une vision plus pacifique du monde, plus scientifique, plus écologiste parce qu'il faut sauver la terre et les océans, sinon mademoiselle Gretta va encore nous crier dessus et...heu...non, en réalité, j'ai simplement regardé une vidéo de présentation qui m'a tout de suite convaincu... désolé.
On retrouve le "système" Endeavor qui a fait ses preuves sur une toute autre thématique et servi par un beau matériel. Oui, car ces grandes tuiles sont jolies, au point que je me suis refusé de les passer en revue lors de l'ouverture de la boite afin qu'elles conservent un peu le mystère au moment de leur découverte durant les premières parties.
Le jeu propose différents scénarios indépendant les uns des autres (hormis une petite narration qui ne change rien au jeu) et qui se distinguent par la mise en place des éléments de départ, un tableau différent de placements de jetons bonus et/ou points de victoire et des objectifs de mission qui donnent des points eux aussi. On déplace un, deux ou trois sous-marins en découvrant des parties de l'océan selon les choix des joueurs, on rédige des articles scientifiques, on protège des espèces, on progresse sur des axes de développements, on recrute un personnage à chaque tour (comme on construit des bâtiments dans Endeavor) et lorsque vous en avez 7 devant vous, cela annonce le dernier tour.
Le jeu est riche de beaucoup de choses mais sans salade de points ou empilement de mécanismes. Les tours sont fluides et les enjeux sont à chaque fois assez clairs. L'interaction est indirecte, mais souvent elle "pique".
Bref, comme je le dis plus haut, Endeavor Eaux profondes est pour moi une bonne surprise, au point que j'ai finalement renoncer à acquérir l'Age de la voile. Il est la démonstration toutefois que cette "adaptabilité" des mécanismes nous éloigne d'une simulation à la Eklund ou Lacerda ; Je précise cela car j'avais eu un léger sourire une fois en lisant que l'on sentait bien le thème dans Endeavor, je le trouve bien plus présent dans ces eaux profondes. Enfin bref, j'espère pouvoir m'attaquer aux scénarios encore non joués en 2026.
\*Under pressure from Redux.