Here the hammer stroke will fall hardest
Les quêtes : Après les tribulations spéléologiques du second cycle, nous voici de retour au grand air ! On se retrouve cette fois aux frontières du Gondor, qui défend tant bien que mal ses frontières des incursions régulières des forces du mal.
Cité, forêt, forteresse… les environnements se montrent plus variés que les interminables cavernes les ayant précédés et c’est un vrai plaisir de suivre la montée narrative qui lie les trois quêtes (bien qu’on n’apprenne rien sur le message qu’on trimballe à travers le royaume).
Ce qui caractérise cette boîte d’extension, c’est surtout sa difficulté relevée. Le premier scénario nous rappelle que le jeu n’est pas notre ami, le second enfonçant brutalement le clou. On en revient à la leçon apprise à la dure dès Voyage le long de l’Anduin, deuxième scénario de la boîte de base : « sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».
Même avec un deck bien construit, il est en effet courant de terminer un scénario avec des héros agonisants ou morts, l’orientation castagne de la boîte se faisant bien ressentir.
Le vent de fraîcheur apporté par les nouvelles mécaniques Bataille et Siège (qui permettent à la sphère Tactics de briller) ainsi que par les deux scénarios à embranchements permettent cependant de rester motivé face à l’adversité. Mention spéciale au Siège de Cair Andros qui porte bien son nom et laisse présager du meilleur pour la future bataille du Gouffre de Helm !
Les héros : Boromir (Leadership), avec son bonus d’attaque aux alliés du Gondor, permet aussi bien de construire un deck autour de cet archétype que de booster les guerriers des copains, mais il se fait clairement voler la vedette par Beregond (Tactics). Entre ses 4 points de défense, sa capacité Sentinelle et son pouvoir qui lui octroie une réduction de -2 sur les équipements Arme et Armure, il y a de quoi en faire un héros spécialisé très puissant, voire une machine de guerre pour peu qu’on lui octroie la possibilité de se redresser entre les phases d’attaque et de défense…
Les cartes : les nouvelles cartes dans la boîte sont, comme d’habitude, réparties entre les différentes sphères, ce qui les rend relativement impropre à l’utilisation immédiate. Les archétypes mis en valeur dans l’ensemble de ce troisième cycle (Gondor, Outlands, Ranger) sont bien présents mais font davantage office d’apéritif que de réels ajouts pertinents à un deck existant. L’exception provient de la sphère Tactics, décidément mise en valeur ici puisque l’allié Defender of Rammas, l’équipement Spear of the Citadel et l’évènement Behind strong walls font briller les yeux dès le déballage. Il y a là de quoi bâtir une solide défense, et autant dire qu’elle ne sera pas de trop vu ce que le jeu nous réserve !