Un nom écrit en lettres d'or ?
Scripta a avant tout l’avantage de ne pas se prendre pour ce qu’il n’est pas. Présenté dans une petite boîte à 15 euros comme un petit jeu de lettres et d’ambiance, il tient parfaitement ses promesses tant pour l’amusement à la UNO qu’il suscite avec ses enquiquinements constants que pour la réflexion lexicale à laquelle il encourage. Si vous n’êtes pas très bon au Scrabble, ne vous inquiétez pas, l’idée de poursuivre un mot en ne posant qu’une lettre, choisie dans une main assez réduite, évite de se perdre réellement dans un dictionnaire mental, et rend Scripta assez aisé même pour des enfants – bon courage pour leur infliger un ornithorynque, un postprandial ou une épizeuxe.
Pourtant, le jeu sait disséminer ce qu’il faut de tension : comme ses phases sont très courtes, ne constituant que dans la rédaction collective d’un mot, il est bon de réfléchir à sa contribution quand on ferait face à une alternative. Faire diminuer sa main est une chose, offrir l’achèvement du mot à un adversaire avec le bonus conséquent que cela implique en est une autre, de sorte que l’on aura tout intérêt à conclure le mot en cours ou à le faire bifurquer soudain dans une direction inattendue et plus rare. Amusant, assez habile, et tout à fait approprié en tant que premier jeu d’un éditeur souhaitant inspirer de la curiosité pour la suite !
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