Whouuuaaa !!! Super ! Ok. Pfff... Marre ! STOP !!!!
Lorsque l'on découvre le 7th continent, on est tout d'abord époustouflé par l'incroyable sensation d'exploration et de découverte que nous offre le travail colossal fait par les concepteurs. Personne ne pourra dire que de ce point de vue là le jeu est raté.
Mais alors pour ce qui est de la variation et du plaisir de jeu... personnellement, après une quinzaine d'heures de jeu, j'ai finit par le détester et le revendre ce continent !
L'idée principale de gameplay n'est pas mauvaise en soi. Un deck commun à tous les explorateurs représente notre énergie ; à chaque action tentée on évalue l'énergie qu'il nous faudra pour réussir ; en fonction du seuil de difficulté de la dite action, on pioche le nombre de carte choisie et selon le nombre de succès obtenus on réussi ou non. Puis on peut conserver une de ces cartes pour obtenir un objet à crafter ou une compétence pour notre personnage.
La fausse bonne idée, c'est que ce deck représente également notre santé. Thématiquement ça marche : plus on s'épuise à entreprendre des actions plus nous sommes proche de notre fin. Alors on se met à faire attention à économiser nos forces, on évalue la pertinence de chacun de nos déplacements, et on cherche les coins de chasse... Ah ça ! Vous allez chasser ! C'est un des seuls moyens que vous aurez pour récupérer votre énergie (remettre des cartes dans votre deck). Mais pour chasser, il faut en dépenser, de l'énergie, et le hasard de ce que vous allez trouver fera que, parfois, vous repartirez plus mal en point que lorsque vous aurez débuté votre chasse... vous sentez le cercle vicieux qui, lentement mais sûrement, vous mène à votre perte ?
On ajoute à ça notre personnage qui a un emplacement limité de compétences, et qui du coup oublie régulièrement ce qu'il savait faire deux minutes plus tôt (lorsqu'on remplace une de ses cartes), et on a l'impression que notre avatar n'est pas un explorateur chevronné, mais un vieux grabataire avec Alzheimer qui s'épuise en échouant à allumer un feu !
Côté narration c'est le vide quasi absolu, une carte pour vous expliquer vaguement les enjeux au début, une autre à la fin, et voilà. Certains diront que c'est vous qui faîtes votre histoire en vivant les péripéties pendant votre exploration... d'accord, pourquoi pas. Mais alors j'aurais aimé que l'exploration propose plus d'éléments énigmatiques, des mystères, avec des puzzles à résoudre. On en a trouvé que deux ou trois sur la soixantaine de cartes explorées, et de toute façon le manque d'énergie vous repousse bien vite dans le giron de votre 21ème partie de chasse, sous peine de mourir prochainement.
Pour en parler, la mort n'est pas douce, elle est définitive, et après 6 heures à arpenter le continent, c'est légèrement déçu et agacé qu'on range le jeu en se demandant si on le relancera.
Puis après l'avoir relancé, et triché de temps en temps pour ne pas re mourir, la faute à pas de chance, après de nouveau 6 heures à repasser par les mêmes endroits, on arrive à la fin de la première malédiction avec un sentiment de "tout ça pour ça"...