Bloodlust - Metal up your ass
Tout d'abord...
Je ne connais pas l'édition d'il y a plus de 20 ans. Donc je ne peux pas comparer. Je ne vous dirais donc pas que celle-ci est plus mieux, que l'autre suxait trop, ni l'inverse. Aucune idée. L'édition originale devait néanmoins être suffisamment bonne pour avoir donné cette mouture excellente.
Pourquoi c'est bon ?
Parce que Tanaephis (l'île sur laquelle on joue) est suffisamment proche par certains aspects de notre réalité passée, avec un côté archétypal qui évoque des civilisations historiques (Piorad > Viking, Dérigion > empire Romain décadent, Vorozion > sparte ou l'empire romain dans sa version militaire basse du front, Thunk > inuits, tibétains, huns, batranobans > bédouins)... mais surtout parce qu'au-delà de cette familiarité, Tanaephis est malgré tout dépaysante (civilisations détruites fantastiques, monstres, épices quasi magiques, Armes dieux...).
La description qui forme toute la première partie du livre de base, que ce soit de la géographie, de l'histoire, des différentes civilisations est un modèle du genre.
Pourquoi c'est excellent ?
Bloodlust est ici servi par un système, un peu intimidant au premier abord, franchement adapté.
Le sacrifice des dés, la gestion des compteurs, les figurants faciles à faire, le jeu à Aspects, les désirs... Du tout bon.
Du tout bon qui sert bien l'univers. Les Porteurs défouraillent à tout va et pourtant, ils sont quasiment des dieux. Et pourtant, pourtant, il y a de la subtilité dans l'air. Sinon, il y a de l'Exal. Et au bout d'un moment l'Exal...
Pourquoi ce n'est pas parfait ?
Parce que malgré tout, certains points de règles sont un peu confus et celles-ci s'enchainent parfois bizarrement.
Parce que bizarrement, un des points du jeu est un peu faible mécaniquement parlant, un peu trop pifomètrique, malgré des conseils et un exposé clair des points positifs et négatifs de chaque option, à savoir qui joue quoi ? Et ouaip, est-ce qu'on joue arme et porteur, juste les armes, les armes des autres, etc... Le problème est que cette relation entre Armes et Porteurs n'est pas mécaniquement définie. Si l'on joue Arme et porteur (l'option la plus répandue, je pense), on se retrouve à être un peu juge et partie dans certains cas (une Arme pourrait être en situation de prendre le contrôle de son porteur mais le joueur pourrait feindre de ne pas le savoir par exemple)...
Parce que rien n'est parfait mon p'tit gars.
La mention spéciale :
Bloodlust - Edition Métal est le plus beau travail d'édition qu'il m'a été donné de lire jusqu'à présent. Du noir et blanc avec quelques trames de gris. Cohérent dans ses illustrations. Sans coupure intempestive de règles. Un quasi sans-faute.