Vive la crise
Le jeu se passe dans un pays, Axia, à la longue et glorieuse histoire, mais qui a sombré dans la crise suite à une union économique avec ses voisins. Il se voit imposer un plan d'austérité et les joueurs, investisseurs avisés, vont tenter de s'enrichir en rachetant l'économie du pays, tout en essayant de maintenir ce dernier à flot (ou pas...).
Quand on ajoute que les auteurs sont Grecs, on a tous compris la référence !
Le thème est parfaitement rendu, et c'est le premier point positif du jeu. Il frise l'incorrect, et on se délecte de nos décisions, en lien avec le thème, ce qui fait rire. Rare pour un tel jeu de gestion.
Le deuxième est un coté presque semi coopératif : on peut tous perdre, si le pays fait faillite. Mais sinon il n'y aura qu'un seul gagnant.
Tout cela est géré en plus selon un plan d'austérité, qui fixe les objectifs de points à chaque tour, de plus en plus élevés évidemment. Cerise sur la moussaka : pour chaque configuration de joueurs, il existe trois niveau de plan d'austérité (facile, moyen, difficile), permettant d'ajuster la tension dans le jeu.
Pour le reste, c'est du gros jeu de gestion assez classique, avec du placement d'ouvrier, puis une résolution des actions dans un ordre prédéfini. Mais c'est diablement bien équilibré, et servi par un matériel absolument somptueux : très grandes cartes industries au graphisme magnifique, multitude de jetons en bois représentant les diverses ressources (j'adore les erlenmeyers violets en bois, pour la chimie !), cartes événements totalement contextualisées...
J'ai fait presqu'une dizaine de parties et je n'ai toujours pas trouvé de défaut. Mais il faut noter que le jeu varie fortement selon le nombre de joueurs, vu que le nombre d'ouvriers et d'emplacements disponibles sont les mêmes que l'on joue à deux ou à cinq.
Juste un "défaut" : il est quasi introuvable à l'heure actuelle... Mais si vous aimez les jeux de gestion et que vous trouvez une occasion : foncez !