36 15 code kinenveu des cadeaux
Le Jeu
Catégorie
Jeu de "placement" et de "majorité". Du moins, ces termes sont poussés dans leurs retranchements.
Le Déroulement
A son tour, chaque joueur place un de ses pions sur un des marchés ouverts.
Eventuellement, s'il en a la possibilité, il peut même "engager" un personnage juste avant qui effectue immédiatement une action spéciale.
Chaque marché a une condition de fermeture spécifique. Dès que l'une d'entre elles est remplie, on résout la vente du marché dans l'ordre : le joueur qui a placé son serviteur sur la mise la plus haute doit payer le montant correspondant pour récupérer deux cadeaux ou un cadeau et un sceau royal (permettant l'emploi des personnages).
Puis les suivants peuvent choisir entre acheter des cadeaux au prix fixé par la case sur laquelle ils ont placé leur serviteur et récupérer de la monnaie posée auparavant par des joueurs ayant acheté dans ce marché. Eh oui, l'argent tourne entre les mains des joueurs, pas moyen d'en prendre de la banque.
Et le marché venant d'être résolu est fermé, ce qui ouvre le marché auparavant fermé.
Et ainsi de suite jusqu'à l'apparition du Pharaon, caché dans les dernières cartes de la pile des cadeaux qui sert à regarnir les marchés qui viennent d'être résolus.
Les Ressemblances
Un petit peu de Tikal pour les trésors : plus on en a, plus ils rapportent. ça me parle aussi un petit peu de Jenseits Von Theben pour le calcul des points, mais de manière très très vague, juste pour dire.
ça me rappelle surtout Non Merci pour le système d'enchères à circuit fermé.
Le Ressenti
Le Plus mieux
Une mécanique très très originale et équilibrée, un jeu très fin.
Des beaux graphismes.
Pas mal d'interactions, de retournements, de prise de risques avec ces trois marchés ouverts en même temps et la possibilité que celui qui vous arrange le moins soit fermé en 1er (le malheur des uns...).
Le Moins mieux
Le milieu de partie est un peu répétitif, bien que les personnages permettent de moduler un peu tout ça.
Charles-Antoine
Au bout de deux-trois fermetures de marché, Charles-Antoine a bien saisi le concept, et il est rentré dans le jeu, sans être en retard sur les autres. Même s'il n'a pas utilisé au mieux les personnages et qu'il a parfois été un peu coincé par des fermetures de marché "inattendues" pour lui, il s'est bien amusé, le Charles-Antoine. Il a même réussi deux-trois belles actions qui l'ont rendue un moment "maître" du jeu. Et ça, il a aimé. Il a pu coincé d'autres joueurs, gagner un bon paquet grâce au vizir et à son monopole sur les meubles, gagner plein de Deben en plaçant son serviteur en seconde position et en provoquant une fermeture de marché...
Bref, c'était cool, c'était rapide, c'était marrant, c'était intuitif. Et même si Charles-Antoine n'a pas mesuré la profondeur du jeu, l'équilibre de l'ensemble et la précision d'horloger de cette mécanique, il s'est bien amusé.
Qui est Charles-Antoine ?
C'est l'éternel joueur débutant.
C'est l'ami(e) qui ne connaît pas grand chose aux jeux (à part le Trivial et Taboo).
C'est celui ou celle qu'il faut parfois convaincre d'au moins essayer ce jeu à l'air un peu austère.
C'est celui ou celle qui s'emballe un peu lorsque le jeu démarre et qui râle le reste de la partie parce que c'est déjà plié pour lui/elle.
C'est celui qui a envie de s'amuser, d'autant qu'on l'a poussé à jouer, et qu'il ne faut pas perdre en route.